Tilcara est une jolie petite ville au centre de la Quebrada. Elle est d’une taille suffisante pour que le tourisme ne l’ai pas entièrement pervertie. On avait prévu initialement d’y passer deux nuits, mais ça ne se passera pas exactement comme ça. On trouve une auberge de jeunesse impeccable: sur les hauteurs de la ville, on profite d’une belle vue sur le village, de petites cabanes avec séjour, cuisine, terrasse avec hamac, barbecue… Ils y a deux chambres dans la notre, une double que l’on occupe, et une chambre dortoir avec quatre lits. On vit un peu comme en famille, en partageant les petits déjeuners et les diners avec les autres occupants: argentins, français et françaises… On a l’impression d’avoir un petit chez soi où l’on peut cuisiner à notre guise, faire des pâtisseries, inviter des gens… On se sentira si bien qu’on va rester en tout cinq nuits.
Alors qu’on fait les courses pour le barbecue du soir, on tombe nez à nez sur Pierre et Anne, avec qui l’on avait marché dans les Annapurnas et qui reviennent de Bolivie! Avec Caroline et ulien et les deux françaises qui partagent notre cabane, on sera finalement huit autour du barbecue, à déguster les énormes et succulentes pièces de viande argentine et le gâteau au pomme d’Elodie. Une bonne soirée où l’on s’échange tout nos bon plans respectifs pour la suite du voyage.
Les trecks ne sont pas toujours une partie de plaisir, surtout quand on se sait pas où on va, qu’on se perd et qu’on décide de couper à travers la pampa dont l’essentiel de la végétation consiste en d’hostiles cactus . On a mal compris les explications de la dame de l’hôtel pour aller voir les gorges du diable du coin en passant « par derrière » et on se retrouve des épines plein les pieds, parfois les doigts, empêtrés dans une longue galère. Caroline, qui n’est pas habituée à marcher mais qui nous a quand même suivi avec Julien doit bien nous maudire…oups, désolé, c’est bien d’habitude.
L’avant dernier jour, c’est la fête nationale: on a droit toute la journée à la musique en fanfare et aux défilés des écoles, des associations d’éleveurs de lamas, de gauchos à cheval. Un petite dose de folklore qui n’est pas désagréable.

C'est fou comment le paysage a changé ainsi que la flore c'est cactus land là-bas!!!
RépondreSupprimergros bisous!!!