30.4.11

CAP FAREWELL



L’extrême nord de l’ile du sud, entre la mer de tasman à l’ouest et la Golden bay l’est, le cap Farewell est un lieu qui mérite le détour. Il y a d’une part cette immense bande de sable formée par les courants d’ouest qui avance sur 25km dans la mer, perpendiculairement au cap. Malheureusement seule une petite partie des énormes dunes est accessible, le reste, classé réserve naturelle et habitat protégé de millier d’oiseaux, ne se visite qu’en passant par un tour organisé. Pas pour nous.
Sinon, plus à l’ouest, la plage de sable noir de Waikiri nous a enchanté. Cette large étendue de dune est bordée de falaises et de gros rochers sculptés par la mer. Certains présentent des arches naturelles.
Alors qu’on se balade, presque seuls, un petit hélicoptère apparait et se pose sur la plage. En sort un couple de jeunes mariés en tenue et un photographe. Ils n’ont pas bien choisi leur jour, trop gris sans doute pour des photos de mariage, ces riches là!

Le cap lui-même, point le plus au nord, présente de grandes falaises calcaires qui interrompent brusquement un paysages de prairies vallonnées. Un bon coin à champignons. On y récolte un bon kilo  de rosé des prés, proches des champignons de Paris. Un vrai délice, servis avec des oignon et de la crème, en accompagnement d’un bon steak de bœuf.
Il faut dire qu’on a retrouvé (enfin, surout Elodie) les joies de la cuisine. Après six mois en Asie où quasiment tous les repas se passaient au restaurant, ça fait du bien de retrouver des casseroles. On se fait plaisir sur les ingrédients, sans trop se priver. Viandes, légumes, fruits, épices…on trouve même de très bons fromages dans des fermes sur la route, ainsi qu’une variété de vins bons et pas chers.  De vrais petits festins.

Les eaux douce les plus pures du monde... on vois à 7m de profondeur!
























29.4.11

ABEL TASMAN



Poussés toujours plus au nord par la pluie, on arrive sur la côte septentrionale, au fameux parc national d’Abel Tasman. Un sentier longe la côte sur un cinquantaine de kilomètre: le « Abel Tasman costal track  », qui se fait en trois jours. Au programme: plages désertes de sable doré , criques et baies, falaises et bush. On fait du camping ,abrités par les arbres. Certain passages, qui traversent des baies profondes, ne sont praticables que quelques heures à marée basses. Il faut bien calculer son parcours. On marche alors sur de larges étendues de sable et de vase, envahies de coquillages et de crabes, au milieu des oiseaux qui se régalent. Pour traverser les rivières, on enlève ses chaussures. 
Même si on préfère les paysages de montagne et qu’il fait un peut trop frais maintenant pour profiter des joies de la baignade en eaux turquoises, on est quand même récompensés par une belle immersion dans la nature sauvage et presque vierge. 
Le retour se fait par bateau., un nouveau point de vue pour apprécier la côte. Le conducteur de la petite navette connait les bons coins et fait quelques détours afin de voir des colonies de phoques qui lézardent au soleil ou jouent dans les eaux calmes de petites criques inaccessibles à pied.