26.4.11

KEPLER TRACK 1




Le lendemain, de retour à Te Anau, on attaque le Kepler Track. Comme tout les Great Track, il faut booker ses places pour les campings et les refuges sur le net avant de partir. Les places sont limitées et pendant la haute saison, il faut s’y prendre des mois à l’avance pour en avoir une, mais nous somme fin mars et ça commence à se calmer. Nous réservons sans difficulté (ou presque, merci le crédit mutuel) une première nuit en refuge et une seconde en camping. C’est un peu cher mais on n’as pas le choix: le camping sauvage est absolument interdit dans toute la réserve, il n’y a pas d’emplacement de camping pour la première étape: l’environnement est trop fragile.
Le premier jour commence doucement par un sentier qui longe le lac de Te Anau dans la  « rain forest ».  En général, nous préférons les paysages dégagés aux forêts sombres où la végétation empêche les vues au loin. Mais là, il faut dire que la forêt est vraiment magique. L’importante  humidité fait briller les verts des feuilles d’énormes fougères. Le sentier serpente sur un tapis de mousse qui recouvre l’ensemble du sol, des pierres, des souches, des troncs d’arbres de son épaisseur moelleuse et fluo. On dirait un décor de film.
Après deux heures de marche, le chemin quitte les bords du lac pour partir à l’assaut de la montagne et des 800m de dénivelé qui nous séparent du refuge. Le chemin, comme toujours, est très confortable, avec tous les petits ponts qu’il faut pour ne jamais avoir à crapahuter dans les rochers. La végétation change peu à peu avec l’altitude. Les fougères se font plus rares, les dizaines de sortes de mousses rivalisent entre elles. Les grands arbres au troncs droits font place à de plus petits et tortueux dont les branches sont ornées de mousse qui pendouille comme des cheveux d’anges sur un sapin de Noël. 
On croise le gardien du DOC (Departement Of Conservation) occupé à l’entretien du sentier. On ne comprend que la moitié de ce qu’il nous raconte sur les oiseaux, avec son accent NZ. 
Tout à coup, le « bush » s’arrête et on débouche sur les prairies des sommets, avec une belle vue sur le lac et la plaine. Le refuge n’est plus très loin. 
Le refuge ressemble à ceux de chez nous: dortoirs sous les toits, salle commune avec vue, sas, terrasses… Sauf qu’aucun accueil ne nous est fait. On suit les instructions affichées et on choisit des places vacantes qu’on enregistre nous même sur une petite liste. Il y a une soixantaine de personnes.
Une grande cuisine est mise à la disposition de chacun, pour faire chauffer son plat lyophilisé et son thé. On sympathise avec un couple de suisses et pour occuper cette longue soirée, on commence avec eux un puzzle 750 pièces « Où est Charlie ». Ne riez pas. On est vite pris d’une passion frénétique, chacun avec sa pièce de puzzle en main, penché sur le dessin, qui ne s’achève que bien après l’extinction des feux à 23h, à la lumière de nos lampes frontales.  



 




Trouvez Charlie!(cliquer pour  zoomer)





















1 commentaire:

  1. Faudrait pouvoir mettre un commentaire a chaque photos!!
    Si c'en est une, en tout cas ca y ressemble, l'amanite tue-mouche a une couleur trop pétante!
    Limite la description de la foret donne plus envie que les photos , meme si on s'en fait une idée avec, l'apercu des nuances de vert me fait rever , je vous envie trop pour le coup , ca devait etre magique!!
    Le dessin est trop flou pour ou est charlie, dommage parce que ca c'est du puzzle de ouf!! Bravo a vous d'ailleurs!
    Superbe contre jour dans la grotte!
    Et les plaines immenses a perte de vue..pff que dire?! La végétation fluo est surprenante de contraste avec alentour!

    Moi qui cherchais un pays, je suis séduite...

    Merci pour ce "voyage" :)

    Gros bisous!!

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