28.2.11

TREK LNT 2




Le deuxième jour de trek est annoncé comme une grosse journée. Deux « local guides » se joignent à nous pour la matinée. On comprend qu’il doivent nous assister pour le repas. En effet, on n’emporte pas grand-chose en quittant le village. 
La jungle est particulièrement épaisse, surtout au fond des petits valons que suit le sentier, plus humides. On croise les plus gros arbres que l’on ai jamais vus: certains on d’énormes racines qui se développent verticalement jusqu’à former de véritables murs plus haut que nous, d’autres ressemblent à des enchevêtrements de tentacules, d’autres encore à des faisceaux de colonnes qui s’élèves incroyablement haut…
Lorsqu’on arrive au petit abris où l’on doit manger, on se rend compte que les guides locaux se font éclipsés. Ils ne tarent pas à réapparaitre, l’un avec des feuilles de bananier et de gros morceau de bambou, l’autre avec des petites plantes et des cœurs de pousse de bananier et de rotin. 
On allume un feux. Le bambou est taillé pour former un récipient en forme de tube où l’on versé la mixture préparée avec les plantes comestibles et que l’on place sur le feu pour la cuisson. On réalise également les « assiettes », cuillère et baguettes avec le même matériaux. C’est facile de voyager léger lorsque l’on peut trouver aussi facilement ce dont on a besoin autour de soi.
 
Le soir on est accueilli par une famille qui vit dans un groupe de maisons un peu à l’écart du village. D’une autre ethnie que le village précédent, eux ont la cuisine dans une petite cabane séparée, à même le sol. Un poulet est sacrifié pour le repas. Deux heures plus tard il est intégralement dans notre gamelle de soupe, tête et pâtes comprises. La soirée s’achève autour d’un feu.

La mauvaise surprise: la cabane où l’on doit dormir se révèle être l’antre des araignées, bêtes noires d’Elodie. Il y a des toiles et des carapaces vides partout! 


 
















9.2.11

TREK LNT 1




Anecdote: L’artisanat népalais n’est pas toujours très fiable.  Le sac à dos que l’on avait acquis il y a deux mois, après avoir perdu ses belles couleur au premier lavage, montre des signes de fatigues préoccupants au niveau des coutures. Dans l’idée d’en trouver un nouveau, on se rend au « marché chinois »; en effet, le Yunnan, visité il y a trois mois n’est pas très loin. Hélas les seul sac à dos que l’on nous propose évoquent des patchwork  aussi mauvais de goût que de facture.
L’idée nous viens de nous adresser à une petite couturière qui s’affaire à son stand, au milieu des autres marchands, afin de prolonger un peu la vie de notre sac. Elle nous arrange les bretelles pour trois fois rien (0.2€) et refuse le billet en plus qu’on lui propose après lui avoir demander quelques retouches supplémentaires. 
Le lendemain, alors que l’on se prépare pour le trek, on se rend compte qu’il nous manque une veste. Peut être l’avons nous oublié hier au marché? Puisque le tuk tuk du matin est en retard, Elodie en profite pour courir jusqu’au stand de la coutrière, au cas où. Là l’attendais notre vêtement plié et mis en évidence sur sa table. 
Un brin d’honnêteté qui nous a fait bien plaisir.


Cette fois on n’est que trois pour un treck de trois jours, accompagné par notre guide anglophone, Mr Wood. Comme la fois précédente, ça commence par un petit trajet en tuk tuk qui nous dépose au bord d’une petite rivière. La traversée s’effectue en Bamboo-boat, radeau sommaire limité à deux passagers. Mieux vaux s’abstenir de remuer pendant que le batelier manœuvre à l’aide de sa longue perche, au risque de se mouiller les pieds. Les gamins y sont plus à l’aise que nous. 




On avait vu des foret de bambou au Japon - j’entend de gros bambous, parce que des petit on en trouve partout en Asie. On pensait que ça poussait bien droit, sagement,  en formant un espace homogène rythmé de tiges verticales. Mais la Jungle Laotienne est loin des jardins Japonais! Ici, les bambous poussent par grappes énormes qui se renouvellent sans cesse, les jeunes tiges poussant les plus anciennes qui finissent par s’effondrer les unes sur les autres jusqu’à  former des amoncèlement inextricables à travers lesquels il est parfois difficile d’évoluer. Heureusement qu’il existe une piste taillée à la machette.

Pour la pause, on s’arrête sous un petit abris. Mr Wood coupe trois feuille de bananier, dresse la table et déballe les mets qu’il à acheté au marché le matin: préparation de viandes de légumes et d’épices que l’on mange avec du sticky rice, un riz très collant dont on fait de petites boules.

En fin d’après midi, on redescend de la jungle pour arriver dans le village où nous logerons cette nuit. Une maison nous est dédiée: sur pilotis, elle comprend une grande pièce sans meuble qui fait office de salle à manger et de chambre commune, une fois les matelas et moustiquaires installées. On y accède par une petite coursive sur laquelle il est bon de s’installer pour observer les village en contrebas après avoir fait un brin de toilette dans la rivière. 
Dans le prolongement de la salle principale, une deuxième pièce aérée sert de cuisine. Un bac de terre sert de foyer, à même le sol. C’est M Wood qui fait le repas. On se joint à lui et Elodie joue l’assistante et découpant viande et légumes avant de les faires revenir au wok. Les déchets qui passent à travers les nombreux jours dans le plancher de bambou font le bonheur des volailles et cochons qui se baladent librement sous les maisons du village.

Après le repas, des hommes du village nous rejoignent. Ils apportent une jarre contenant du riz entier baignant dans un jus alcoolisé. Une longue paille en caoutchouc (durite) y est plongée. Assis en cercle autour de la jarre, on se fait passer la paille en discutant famille avec le chef du village, un jeune homme qui parle fort et que ses ainées écoutent. Le breuvage a un goût aigre et moyennement alcoolisé. Tandis que le niveau de liquide baisse dans la jarre, de l’eau est constamment ajouté jusqu’à raz bord, rendant la boisson de plus en plus douce au fur et a mesure de la soirée.