29.6.11

TILCARA



Tilcara est une jolie petite ville au centre de la Quebrada. Elle est d’une taille suffisante pour que le tourisme ne l’ai pas entièrement pervertie. On avait prévu initialement d’y passer deux nuits, mais ça ne se passera pas exactement comme ça. On trouve une auberge de jeunesse impeccable: sur les hauteurs de la ville, on profite d’une belle vue sur le village, de petites cabanes avec séjour, cuisine, terrasse avec hamac, barbecue… Ils y a deux chambres dans la notre, une double que l’on occupe, et une chambre dortoir avec quatre lits. On vit un peu comme en famille, en partageant les petits déjeuners et les diners avec les autres occupants: argentins, français et françaises… On a l’impression d’avoir un petit chez soi où l’on peut cuisiner à notre guise, faire des pâtisseries, inviter des gens… On se sentira si bien qu’on va rester en tout cinq nuits.





L’attraction principale: le Pukara, c’est-à-dire la cité préhispanique, en ruine mais partiellement reconstruite, qui surplombe le village et la vallée. On fait la promenade avec Caroline et Julien qu’on avait rencontré à Cachi et retrouvé la veille à Tilcara. A côté de la pukara se trouve un jardin botanique riche de cactus de tous poils.
Alors qu’on fait les courses pour le barbecue du soir, on tombe nez à nez sur Pierre et Anne, avec qui l’on avait marché dans les Annapurnas et qui reviennent de Bolivie! Avec Caroline et ulien et les deux françaises qui partagent notre cabane, on sera finalement huit autour du barbecue, à déguster les énormes et succulentes pièces de viande argentine et le gâteau au pomme d’Elodie. Une bonne soirée où l’on s’échange tout nos bon plans respectifs pour la suite du voyage.






Les trecks ne sont pas toujours une partie de plaisir, surtout quand on se sait pas où on va, qu’on se perd et qu’on décide de couper à travers la pampa dont l’essentiel de la végétation consiste en d’hostiles cactus . On a mal compris les explications de la dame de l’hôtel pour aller voir les gorges du diable du coin en passant « par derrière » et on se retrouve des épines plein les pieds, parfois les doigts, empêtrés dans une longue galère. Caroline, qui n’est pas habituée à marcher mais qui nous a quand même suivi avec Julien doit bien nous maudire…oups, désolé, c’est bien d’habitude.


L’avant dernier jour, c’est la fête nationale: on a droit toute la journée à la musique en fanfare et aux défilés des écoles, des associations d’éleveurs de lamas, de gauchos à cheval. Un petite dose de folklore qui n’est pas désagréable.











PUMAMARCA



Au nord de Salta s’étend la Quebrada de Humahuaca, une vallée riche tant par ses paysages multicolores que par son histoire et sa culture, classée au patrimoine mondial. Au bout de cette route se trouve la Bolivie. Mais avant de quitter le pays, on va prendre le temps de s’arrêter à plusieurs reprises. On commence par  le petit village de Pumamarca, très touristique en raison de son aspect pittoresque et  pour les incroyables reliefs colorés qui l’entourent. On fait deux belles promenades, l’une en fin d’après midi, l’autre le lendemain matin, avant de reprendre un bus en direction de Tilcara.

















23.6.11

CAFAYATE



Le retour vers Salta s’effectue par une magnifique route dans la Concha de Cafayate: un canyon au innombrables formations rocheuses.
Au petit déjeuner ce matin, on retrouve  le néozélandais de la veille, Simon, qui nous demande si on a une place pour lui. On l’emmène.
La route quitte Cafayate pour s’enfoncer immédiatement dans un paysage grandiose. Les roches sont de tous types, les sédiments rouges côtoyant les jaunes, les gris, les verts… Chacun semble s’éroder à sa propre façon, créant une incroyable diversité de reliefs. On prend notre temps, en s’arrêtant à chacune des particularités géologiques baptisées de noms évocateurs: la tour, le château, les trois fenêtres, la gorge du diable.
Pour finir, on pénètre dans l’ « amphithéatro », un étroit et haut canyon qui perce le flanc de la colline, qui se termine brusquement après s’être élargi en un vaste espace circulaire. 
Des musiciens profitent de l’acoustique exceptionnelle du lieu. Simon lui-même sort sa guitare. On reste dans ce lieu magique un bon moment. La nuit tombe. Les derniers  kilomètres de route se feront dans l’obscurité. L’occasion de se rendre comte du nombre de véhicule qui circulent sans lumière!!!