Une deuxième sortie sur le lac nous conduit au village de Intein situé au bout d’un canal bordé d’arbres et de bambous., où l’on peut voir des sites religieux très anciens. Des milliers de « zedi, », ces petites constructions pointues, ont été construits sur les collines alentours. Au lieu de se diriger vers le site principal, on se laisse tenter dans un premier temps par une autre colline, plus au nord, d’où on pense avoir une belle vue sur le lac. Il faut dire que depuis quatre jours que nous somme là, nous n’avons pas encore eu l’occasion d’observer celui-ci d’en haut et d’en avoir une vue globale.


On parvient jusqu’au sommet où se dressent quelques zedi dorés et une petite construction, certainement un temple. Il n’y a personne. On s’assoit sur les marches devant les portes fermées du temple pour admirer la vue. Petite déception: le trajet sur le canal nous a trop éloigné du lac et on le devine à peine au loin, après une grande étendue de champs, de jardins et de villages.. C’est beau quand même.
On entend du bruit. Un vieux moine apparait sur le coté du bâtiment. Il s’assoit et répond à notre bonjour par un grognement. Il n’a pas l’air commode. Après un moment à nous observer, il se lève et disparait de là où il est venu. La porte derrière nous s’ouvre alors soudainement. Elle laisse apparaitre une pièce avec un petit autel et une statue de Bouddha devant lesquels se trouvent une table basse et un petit matelas. On comprend que le moine doit vivre seul ici, en compagnie de quelques chats et d’un coq. Il retourne à sa table puis revient sur le seuil avec une thermos de thé et trois tasses qu’il pose devant nous.
Il va ensuite se chercher une petite natte de bambou tressé pour poser ses fesses avec nous. Il ne parle pas un mot d’anglais. Ses chats viennent nous rejoindre pour avoir quelques caresses. Il marmonne quelque chose puis disparait à nouveau avant de réapparaitre avec un sachet de gâteaux sec. On ne voudrais pas paraitre impolis alors on accepte les gâteaux qui se révèlent être, comme on s’en doutait, des « étouffes chrétiens ».
Le moine semble être content d’avoir un peu de compagnie, même si nos échanges en restent à des signes des mains et des sourires.
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| Pas si chaud! |