26.12.10

BAKTHAPUR


Notre visite préférée dans la vallée de Katmandou ,Bakthapur, à une heure de minibus a conservé son caractère d’antan. L’entrée de la ville est payante pour nous autres, occidentaux, mais la beauté et le calme des ruelles justifient cette taxe touristique. Son Durban Square surpasse celui de Katmandou par la richesse de ses temples.  Ici, peu de trafic, pas de klaxons, la rue est rendue à ses habitants et leurs enfants qui y jouent librement. La ville est réputée pour ses poteries. Les artisans travaillent à l’extérieur et occupent les places pour y faire sécher coupelles et vases. Plus loin, on peut assister à la cuisson des poteries dans d’étranges fours où les objets sont enfouis sous de gros amas de cendres.





























BODNATH - PATSHUPATINATH



Bodnath est un site bouddhiste qui présente la plus importante stupa du Népal. Cette construction, à l’image d’un mandala,  est une représentation de l’univers où chaque élément d’architecture est le symbole d’une partie du monde matériel et spirituel. Les pèlerin parmis lesquels de nombreux tibétains tournent autour dans le sens des aiguilles d’une montre.
Patshupatinath, non loin de là, est quant à lui un site hindouiste. C’est là que, sur de grands buchers de bois, sont brulés les corps des morts des familles aisées, au bord d’une rivière, avant que leurs cendres soient emportées par le courant. Le spectacle étrange est d’autant plus fascinant le soir, lorsque les feux se reflètent dans l’eau.

















KATMANDU 2

Concert sur Durban Square
La voix… Cela fait maintenant plus d’un mois que ma voix a quasiment disparu et cela commence à être inquiétant. Cela avait commencé à Shangai, et nous avions alors pris cela pour le symptôme d’un refroidissement. Après une première semaine sans soins, une deuxième avec thés au miel et bonbons, une troisième sous médecine chinoise et une quatrième sous antibiotiques, il s’avère que l’affaire est un peu plus compliquée qu‘elle n‘y paraissait. 
A Katmandou, on décide de s’en occuper sérieusement, même si l’on continue d’essayer tous les remèdes de grand-mère, y compris les moins appétissants qui sont, nous affirme-t-on, les plus efficaces… Tu parles.

Après une première visite dans un hôpital local et un nouveau traitement inefficace, nous nous résignons à nous adresser à «l’ hôpital des blancs » où le médecin avoue lui aussi sont incompétence face à ce cas peu fréquent. Il nous dirige vers un spécialiste ORL népalais qui, après examen endoscopique, décelle une paralysie des cordes vocales gauches. Cause inconnue. 
Nous voila à la fois rassurés et effrayés par ce diagnostique. Selon lui, ce n’est ni grave, ni irréversible, mais il me faudra pratiquer des exercices quotidiens de rééducation à l’issue desquels je devrais retrouver une voix plus ou moins normale au bout de six à douze mois… pas de veine. 
Le voyage prend une nouvelle tournure: celle d’un temps qui sera davantage consacré à l’écoute qu’à la parole.




KATHMANDU



Quel foutoir! La ville a manifestement du mal à passer le cap de la modernité. Les rues étroites, à peine carrossables sont saturées de piétons, de motos, de carrioles de fortune, de chiens, de caisses de mandarines… Malheur à la voiture qui ose s’y aventurer. Cette circulation intense, accentuée par les klaxons incessants, rend les déplacements quelque peut stressants au début.
Elodie a vite retrouvé tout ses repères dans cette ville qu’elle a fréquenté il y a deux ans. On retrouve les marchands, les restaurants, les petites adresses sympas, et jusqu’à la même chambre d’hôtel! Mauvaise surprise: c’est plus cher qu’auparavant: tous les prix ont enflé de façon impressionnante.
Malheureusement, cela ne reflète pas une amélioration du niveau de vie. La politique chaotique et les incessantes querelles des dirigeants n’aident pas les gens à s’en sortir. Signes de ce malaise: les marchands sont plus insistants qu’auparavant. Le nombre d’enfant des rue n’a pas baissé…
Nous évitons le quartier de Tamel, ultratouristique, pour préférer Freak Street, la rue de hippies, où l'on trouve à la fois les commerces, restaurants et services destinées aux occidentaux, et une authentique vie locale. A partir de ce camp de base, la découverte de toute la vallée de Kathmandu est possible en sorties à la journée.

Spectacle de clown pour les enfants des rues sur Durban Square






Le "Monkey Temple" sur une colline qui surplombe Kathmandu







 
















Marchand de "momos"