12.12.10

SICHUAN - QINQCHENG




Cette région montagneuse des les environs de Chengdu à été particulièrement touchée par le tremblement de terre de 2008. Deux montagnes sont classées à l’Unesco pour leur patrimoine culturel, la première Taôiste  et la seconde Bouddhiste. Le Routard 2009 annonçait que cette deuxième montagne située sur l’épicentre avait été rayée de la carte touristique pour de nombreuses années: c’est sans compter sur la vivacité chinoise. Un tout nouveau train rapide et sa gare flambant neuve permet de relier le site. Là, les structures d’accueil sont déjà partiellement reconstruites: c’est dur à croire quand on voit l’état de la petite ville située à la base de la montagne sur les photos témoignant de la catastrophe. Le site n’étant pas encore payant, on a choisi celui-ci… 
Un premier téléphérique nous amène à la moitié de la montée. Un sentier, toujours pavé et emmarché continue de monter en suivant un torrent. Il croise cascades, petits villages encore sonnés et arrive finalement au temple des nuages blanc qui est lui en plein travaux. Il est déjà tard lorsque l’on arrive là haut et la descente par l’autre versant s’annonce encore longue. La carte schématique sur laquelle nous nous basons n’a encore une fois ni échelle, ni indication de temps de parcours. 
Le sentier longe des grottes boudhistes dont les impressionnantes falaises en surplomb ont miraculeusement tenu le coup. Les télésièges sont déjà arrêtés lorsqu’on atteint la station haute.  Il faut continuer à pied et la nuit va bientôt tomber. Au pas de course, nous traversons un autre village à moitié désert en refusant les multiples propositions d’hébergement. Le sentier s’enfonce dans une gorge étroite et sombre. Au fond, c’est très humide, de l’eau ruisselle des parois, à coté des nombreuses petites cascades. C’est tellement encaissé que le chemin se transforme en passerelles serpentant au dessus de l’eau. Nous sommes à la fois ravis de découvrir un si bel endroit, et effrayés à l’idée de se faire prendre au piège par l’obscurité, d’autant plus que nous ignorons complètement le temps qu’il nous faudra encore pour rejoindre le village. Cela fait bien longtemps que nous n’avons croisé personne… On dévale aussi vite que l’on peut les marches que l’on commence à avoir du mal a distinguer. Heureusement la vallée s’élargit à nouveau et le peu de lumière qui reste parvient plus facilement jusqu’au sol. Le sentier se fait moins raide. Nous courons presque. Enfin, nous atteignons la rivière principale où se trouvent les premières maisons du village inférieur. Posté là dans l’attente des retardataires, un petit triporteur nous propose de nous redescendre à la gare, ce que nous faisons, non sans avoir âprement négocié le service.
















1 commentaire:

  1. salut les jeunes,

    j'ai un souci quand je regarde vos photos ... elles sont trop belles. j'ai l'impression de pas avoir visité le même pays que vous ... va falloir que j'y retourne !!!
    bisous

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