15.12.10

TIBET - LHASSA 2



Les lieux religieux, temples, monastères et palais, sont très différents de tout ce que nous avions pu voir jusqu’à présent, et c’est pas faute d’en avoir vu, des temples bouddhistes, au Japon et en Chine. Ici, la majorité des visiteurs sont de fervents tibétains . Nous avons croisé relativement peu de touristes occidentaux ou chinois. La fonction touristique étant relayée au second plan, nous avons pu véritablement observer les usages de la tradition tibétaine. On sent à quel point la religion est dans ce pays quelque chose de fondamental. La mythologie bouddhiste compte un nombre invraisemblable de personnages: non seulement les trois Bouddhas: passé, présent et futur, mais aussi leurs différentes formes,  les centaines de manifestations de chacun, les centaines de protecteurs, les personnages importants de l’histoire du bouddhisme, rois, maitres, traducteurs, représentants des différentes sectes, Dalaï Lamas, Bechan Lamas… Tous sont représentés sous la forme de milliers de statues, de la plus petite à la plus grande, dorées, avec deux, quatre ou milles bras, une, trois ou onze têtes, affublées de tel ou tel attribut… C’est a s’y perdre. Notre guide fait beaucoup d’efforts pour nous initier à la connaissance de cette pléthore, mais on est loin de tout comprendre. Les temples sont ainsi pourvus de nombreuses chapelles pour abriter tout ce petit monde. Les pèlerins y défilent en marmonnant des prières, laissent un petit billet, ajoutent un peu de beurre qui brûle comme de la cire dans de grandes coupelles.
L’atmosphère est chargée des odeurs du beurre et de l’encens. Malgré la faible lumière, les couleurs vives, rouge, jaunes, orangé, ainsi que les nombreux tissus multicolores qui pendent aux murs donnent aux lieux une chaleur mystique. 
Le cœur du Potala Temple est comme un dédale de chapelles, de couloirs, de coursives, d’appartements des différents Dalaï Lamas. Les poteaux de bois et les mains courantes dans les raides escaliers affichent l’usure des millions de mains qui s’y sont posées. On est plongé dans un autre temps.
Dans les grandes salles de prières obscures, les moines assis sur des rangées de coussins récitent leurs soutras paisiblement. Quelques rais de lumières provenant de petites fenêtres traversent les fumées d’encens et éclairent le centre de la pièce d’une lumière magique.
Après le tourisme à la chinoise, nous ne pensions plus assister à de tels spectacles.






















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