28.9.10

TSAGAN NUR 3

L’approche de l’hiver devint plus évident le troisième jour. Plus question de nous séparer de notre veste tandis que nous suivions  les gorges vers Tariat. 










Attention, oui mais à quoi???

Tariat semble tout près... 

Sur la route de Tseserleg (déjà vu dans l'autre sens, mais avec une autre lumière)

TSAGAN NUR 2



Le deuxième jour fut beaucoup plus relax. Nous sommes redescendus tranquillement en admirant les paysages magnifiques (plus intéressants que du coté lac.), et en profitant des rencontres avec les diverses bestioles: troupeaux de chevaux, de yacks,   marmocureuills (croisement entre une marmotte et un écureuil qui vit dans des trous creusé dans le sol), énormes rapaces tournoyants… Au moment du déjeuner, alors que nous étions installés au bord d’un petit étang, un jeune cavalier s’est approché, très curieux, et s’est joint à nous. Après quelques échanges, il est reparti  subitement et revenu avec son ainé. Joyeuse rencontre au cours de laquelle nous avons testé le confort des selles mongoles (en bois). 

Quelques gers étaient éparpillées dans la large vallée, par groupe de deux ou trois, éloignées de quelques kilomètres les unes des autres. Arrivé au bord de la rivière principale, nous avons décidé de ne pas pousser plus avant et de s’ installer pour la nuit au bord des gorges naissantes. La soirée promettait   d’être froide, et les premiers arbres nous permettant de trouver du bois pour le feu se trouvait de l’autre côté du cour d’eau, inaccessibles. Pas question de passer une deuxième soirée sans feu! Jérôme et Nicolas se sont dirigés vers une ger située non loin de là, en quète du précieux combustible. 








Notre approche fut repérée par les chiens qui donnèrent l’alarme. Un femme sortit de la ger et nous fit signe d’entrer. Là, assis au milieu d’une petite assemblée, un moine bouddhiste nous invita à nous asseoir auprès de lui. Visiblement, notre présence enchantait nos hôtes. Les femmes nous offrirent du bouillions,  du yaourt et des abats cuits que nous avons refusé gentiment, non à cause de l’aspect douteux du met mais parce que nous comptions dîner au campement plus tard, avec Elodie.
Le moine , Simbé Lam, qui se comportait en chef des lieux malgré qu’il était lui-même un invité en ce lieu, a pris en main les négociations. Un petit carnet pour dessiner s‘est avéré très utile.: 3000 T (moins de 2€) pour le bois nécessaire au feu. Le contrat fut entériné avec une petite vodka artisanale.
De retour au campement, nous avons été rejoints par le moine et son chauffeur en moto, puis par des cavaliers , des femmes chargées de bouses de yack (combustible efficace), des gamins… Simbé Lam, avec l’aide de son chauffeur, termina notre bouteille de vodka qui était alors à peine entamée et nous invita à le rejoindre le lendemain chez lui à Tariat. Après un moment, ils grimpèrent sur leur moto et s’engagèrent sur la piste de Tariat, de nuit et sans casque bien sûr…

Ciel matinal

 Ne pas se fier aux apparences: tourbe très humide = progression délicate







Photo: Jérome









La ger où nous avons trouvé du bois


Jérôme, satisfait l'emplacement du campement
Elle écrit l'adresse où l'on doit leur envoyer nos photos


Crazy driver - Elodie - Jérome -Simbé Lam - Nicolas

"Désolé les gars, il n'y a plus de Vodka, Simbé à fini la bouteille"

TSAGAN NUR 1

Campement au bord du Lac Blanc


Décidés à voler dés lors de nos propres ailes, nous avons déniché un véhicule pour le parc national de Tsagan Nur (lac blanc) à 180km de là: Une vielle berline coréenne menée par deux jeunes rigolards. La route longe d'impressionnantes gorges. Arrivé  à Tariat, le village du coin, ils ont refusé de nous conduire jusqu’au lac, à 6km de là…évidement, la course n’avait pas été négociée directement avec eux mais avec un vieux roublard à Tseserleg qui avait servi d’intermédiaire et avait dû être un peu vague sur la destination souhaitée. Nous avons insisté et ils ont appelé à la rescousse l’incontournable Tunga, une ancienne professeur d’anglais reconvertie dans le tourisme sur qui tout étranger fini par tomber à Tariat. Elle nous a proposé un repas chez elle, et une solution pour rejoindre son camps de ger au bord du lac. S’ensuivit un curieux voyage, à l’arrière d’une camionnette benne, sous un ciel crépusculaire fabuleux.

 Arrivé dans notre ger (sur les deux que comprend le camps) une mamie mongole nous allume un feu réconfortant. Nous nous installons et sympathisons avec les voyageurs de la ger voisine.
Au matin, après un petit déjeuné de pancake et de lait de yack servit par la mamie, nous prenons le chemin d’une petite vallée adjacente au lac qui s’élève rapidement. Le projet était de passer un col pour rejoindre une autre vallée est de faire une boucle de deux ou trois jours pour rejoindre Tariat.  Cela s’est avéré un peu plus compliqué que prévu: La carte topo au 1/500 000 manquait un peu de précision et les distances ont été légèrement sous estimées. De plus, nous n’étions plus habitués à porter nos sac. Le col , théoriquement à mis chemin de la première journée, a difficilement été atteint à 16h. N’ayant pas vu de rivière de toute la montée, nous commencions a nous inquiéter sérieusement pour l’approvisionnement en eau. La prochaine rivière , selon la carte s’annonçait encore à plusieurs heures de marches…  Pour couronner le tout, dans la descente, notre navigation quelque peu hasardeuse nous entraina  dans une forêt dévastée par une tempête et en très forte pente…Raide.
Alors que nous étions au bord des nerfs, lors d’une brève pause, le doux bruissement d’un torent de fit entendre. Nous étions sauvés! Nous avons trouvé un emplacement pour les tentes, avons pu faire cuire nos pates chinoises et dodo.
Sur la route de Tariat

L'un des rares tronçons de route en bon état



Le marché noir de Tseserleg


Sur la route de Tariat

Tariat




Le stade de Tariat


Le fils deTunga

Notre ger: celle de droite




En s'éloignant du lac

Cueillette de thym





Jérome et Elodie au petit déjeuné