Le deuxième jour fut beaucoup plus relax. Nous sommes redescendus tranquillement en admirant les paysages magnifiques (plus intéressants que du coté lac.), et en profitant des rencontres avec les diverses bestioles: troupeaux de chevaux, de yacks, marmocureuills (croisement entre une marmotte et un écureuil qui vit dans des trous creusé dans le sol), énormes rapaces tournoyants… Au moment du déjeuner, alors que nous étions installés au bord d’un petit étang, un jeune cavalier s’est approché, très curieux, et s’est joint à nous. Après quelques échanges, il est reparti subitement et revenu avec son ainé. Joyeuse rencontre au cours de laquelle nous avons testé le confort des selles mongoles (en bois).

Quelques gers étaient éparpillées dans la large vallée, par groupe de deux ou trois, éloignées de quelques kilomètres les unes des autres. Arrivé au bord de la rivière principale, nous avons décidé de ne pas pousser plus avant et de s’ installer pour la nuit au bord des gorges naissantes. La soirée promettait d’être froide, et les premiers arbres nous permettant de trouver du bois pour le feu se trouvait de l’autre côté du cour d’eau, inaccessibles. Pas question de passer une deuxième soirée sans feu! Jérôme et Nicolas se sont dirigés vers une ger située non loin de là, en quète du précieux combustible.
Notre approche fut repérée par les chiens qui donnèrent l’alarme. Un femme sortit de la ger et nous fit signe d’entrer. Là, assis au milieu d’une petite assemblée, un moine bouddhiste nous invita à nous asseoir auprès de lui. Visiblement, notre présence enchantait nos hôtes. Les femmes nous offrirent du bouillions, du yaourt et des abats cuits que nous avons refusé gentiment, non à cause de l’aspect douteux du met mais parce que nous comptions dîner au campement plus tard, avec Elodie.
Le moine , Simbé Lam, qui se comportait en chef des lieux malgré qu’il était lui-même un invité en ce lieu, a pris en main les négociations. Un petit carnet pour dessiner s‘est avéré très utile.: 3000 T (moins de 2€) pour le bois nécessaire au feu. Le contrat fut entériné avec une petite vodka artisanale.
De retour au campement, nous avons été rejoints par le moine et son chauffeur en moto, puis par des cavaliers , des femmes chargées de bouses de yack (combustible efficace), des gamins… Simbé Lam, avec l’aide de son chauffeur, termina notre bouteille de vodka qui était alors à peine entamée et nous invita à le rejoindre le lendemain chez lui à Tariat. Après un moment, ils grimpèrent sur leur moto et s’engagèrent sur la piste de Tariat, de nuit et sans casque bien sûr…
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| Ciel matinal |
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| Ne pas se fier aux apparences: tourbe très humide = progression délicate |
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| Photo: Jérome |
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| La ger où nous avons trouvé du bois |
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| Jérôme, satisfait l'emplacement du campement |
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| Elle écrit l'adresse où l'on doit leur envoyer nos photos |
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| Crazy driver - Elodie - Jérome -Simbé Lam - Nicolas |
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| "Désolé les gars, il n'y a plus de Vodka, Simbé à fini la bouteille" |