
Le principe du « tour » proposé par GertoGer : nous sommes pris en charge par des familles successives. Ils nous nourrissent, nous dormons dans nos tentes à coté des gers, (c’est petit une ger, déjà pour une famille) nous marchons d’une ger à l’autre accompagnés par un guide, un yack et sa charrette qui porte nos sacs. Le guide, souvent le fils de la famille, nous « cuisine » quelque chose à la mi-journée. Si la distance entre deux familles est trop importante, nous bivouaquons. En réalité, nous sommes cinq touristes, avec un couple d’italiens, plus une jeune interprète mongole:Randa. La formule est intéressante pour avoir un premier aperçu du pays, mais la sensation de groupe organisé, avec un interprète qui fait toujours le liens entre la famille et nous, nous déplait un peu: nous ne décidons pas de grand-chose, les informations que l’on nous donnes (distances, heure de départ, ce que nous aurons dans l’assiette…) se révèlent souvent inexactes… nous nous laissons porter sans nous poser trop de questions. Pour ce qui est de l’authenticité des rencontres avec les familles, là non plus, on ne peut pas dire que ce soit tout à fait réussit. Habituées à voir des touristes, leur curiosité à notre égard quasi nul (à l’exception de mes cheveux), elles se contentent souvent de nous procurer ce pour quoi elles sont payées et continuent de vaquer à leur occupations quotidiennes, ce que nous comprenons très bien.

Il n’en reste que nous avons été suffisamment proche pour observer leur mode de vie. Rude. Les femmes se lèvent tôt: il faut traire les bêtes. Les hommes à cheval mènent ensuite les troupeaux vers les pâturages. Le soir, ils faudra les rassembler, chaque espèce dans son enclos. Pour la traite, ils ont une méthode intéressante: les yackounets (bébé yack?) sont enfermés dans un petit enclot. Chacun à un nom et se reconnait. A tour de rôle, ils sont appelés, libérés pour rejoindre leurs mères afin de téter. Celles-ci sont traites juste avant les retrouvailles, les pâtes avants ligotées.
L’été est le moment de faire les réserves pour le long hiver. Beaucoup d’aliments sont séchés, tel ces drôles de fromages, qu’ils découpent au fil, suspendent à des cordelettes qui pendent sous le toit des gers, et entassement dans de grands sacs.
Quand deux cavaliers mongole se croisent, ils ont toujours quelque chose à se dire, (nous n’avons bien sûr pas compris quoi), à croire qu’ils se connaissent tous , et se quittent brusquement, chacun repartant de son coté sans prévenir…
Un soir, ceux d’entre nous qui voulaient on pu assister à la transformation complète d’un yack en pièces de viandes. Pour les amateurs de steak que nous sommes, ce fut une intéressante leçon d’anatomie animale, à la lumière d’une lampe de poche.
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| Mode locale |
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| Sport national |
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| Cuisine mongole |
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| Raleur! |
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| Chouette salle de bain non? |
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| En prenant un peu de hauteur, un soir |
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