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| Campement au bord du Lac Blanc |
Décidés à voler dés lors de nos propres ailes, nous avons déniché un véhicule pour le parc national de Tsagan Nur (lac blanc) à 180km de là: Une vielle berline coréenne menée par deux jeunes rigolards. La route longe d'impressionnantes gorges. Arrivé à Tariat, le village du coin, ils ont refusé de nous conduire jusqu’au lac, à 6km de là…évidement, la course n’avait pas été négociée directement avec eux mais avec un vieux roublard à Tseserleg qui avait servi d’intermédiaire et avait dû être un peu vague sur la destination souhaitée. Nous avons insisté et ils ont appelé à la rescousse l’incontournable Tunga, une ancienne professeur d’anglais reconvertie dans le tourisme sur qui tout étranger fini par tomber à Tariat. Elle nous a proposé un repas chez elle, et une solution pour rejoindre son camps de ger au bord du lac. S’ensuivit un curieux voyage, à l’arrière d’une camionnette benne, sous un ciel crépusculaire fabuleux.
Arrivé dans notre ger (sur les deux que comprend le camps) une mamie mongole nous allume un feu réconfortant. Nous nous installons et sympathisons avec les voyageurs de la ger voisine.
Au matin, après un petit déjeuné de pancake et de lait de yack servit par la mamie, nous prenons le chemin d’une petite vallée adjacente au lac qui s’élève rapidement. Le projet était de passer un col pour rejoindre une autre vallée est de faire une boucle de deux ou trois jours pour rejoindre Tariat. Cela s’est avéré un peu plus compliqué que prévu: La carte topo au 1/500 000 manquait un peu de précision et les distances ont été légèrement sous estimées. De plus, nous n’étions plus habitués à porter nos sac. Le col , théoriquement à mis chemin de la première journée, a difficilement été atteint à 16h. N’ayant pas vu de rivière de toute la montée, nous commencions a nous inquiéter sérieusement pour l’approvisionnement en eau. La prochaine rivière , selon la carte s’annonçait encore à plusieurs heures de marches… Pour couronner le tout, dans la descente, notre navigation quelque peu hasardeuse nous entraina dans une forêt dévastée par une tempête et en très forte pente…Raide.
Alors que nous étions au bord des nerfs, lors d’une brève pause, le doux bruissement d’un torent de fit entendre. Nous étions sauvés! Nous avons trouvé un emplacement pour les tentes, avons pu faire cuire nos pates chinoises et dodo.
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| Sur la route de Tariat |
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| L'un des rares tronçons de route en bon état |
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| Le marché noir de Tseserleg |
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| Sur la route de Tariat |
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