1.7.11

IRUYA - 1



Iruya est un tout petit village qui se trouve au bout d’une route adjacente à la vallée principale. Il faut d’abord se rendre à Humahuaca, de là  part un bus qui nous amène, après trois heures de route cahoteuse, dans ce coin du bout du monde. Le village est mignon, simple, avec de petites ruelles en damier. On arrive à l’auberge de jeunesse où l’on rencontre un couple espagno-belge dont les destinations des quinze mois de voyage ressemblent étrangement aux notre: Mongolie, Japon, Chine, Népal…mais avec des histoires bien différentes. L’occasion de se rendre compte qu’il y a autant de manières de voyager que de voyageurs. Pour le lendemain, on se renseigne sur les balades à faire dans les alentours auprès du jeune qui tient l’auberge. Il nous conseille de prendre un guide pour faire une rando qu’il nous montre sur une carte sommaire faite avec Google Map… « On risquerai de se perdre seul, il y a plein de chemin qui pourraient nous mener sur de fausses routes… » Mais on n’est pas prêt à se payer les services d’un guide pour une promenade d‘une journée.
Le matin, on se rend tout d’abord sur la petite colline qui surplombe le village. De là, on repère un petit sentier qui s’élève en face de la vallée. On décide de le suivre. Après être sortis du village, il décrit de nombreux lacets jusqu’aux pâturages d’altitude, où paissent quelques ânes.  On monte plus de trois heures. Au fur et a mesure, la vue s’élargie à l’ensemble de la vallée: c’est un véritable canyon creusé par la rivière dans les différentes roches. Magnifique. Tout en haut, bien à l’écart du sentier, on tombe sur un vieux cimetière qui semble à l’abandon. Drôle d’impression.
De là haut, on reconnais aussi les montagnes qu’on avait vu sur le plan satellite que nous avait montré l’aubergiste. Ca à effectivement l’air de valoir le coup. Il me semble voir, dans un minuscule trait clair, un sentier qui monte à travers les falaises et les éboulements, depuis la rivière jusqu’à une espèce de plateau. J’ai l’impression que l’aubergiste s’est un peu moqué de nous en nous parlant d’une multitude de chemins...





























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