Le deuxième jour s’annoncait intéressant: on doit pousser jusqu’à la Laguna Verde, près de la frontière chilienne, à deux pas de San Pedro. On avait été déçu de ne pouvoir y aller depuis là bas car il n’était alors pas possible de passer la frontière avec notre voiture de location. On devrait se rattraper aujourd’hui. La région regorge de lacs sans débouchés dont les eaux n’ont plus qu’à s’évaporer en laissant derrière elles leur minéraux. Ces derniers leurs donnent leurs couleurs si vives. On aura malheureusement un peu de mal à apprécier le vert si particulier de la Laguna verde avec le mauvais temps qui nous assaille. Tandis qu’on roule sous les bourrasques de neige, on dépasse un petit groupe en vélo! Il faut se rappeler que l’on est vraiment loin de tout, à près de 4000m d’altitude. Ils nous rattrapent plus tard, alors que l’on fait la pause de midi près de sources chaudes où on n’a pas le courage de se baigner tellement il fait froid dehors. Ce sont des français qui sont partis de San Pedro pour se rendre à Uyuni en pédalant. Leur périple me fait un peu envie: je me sens un peu coincé dans le 4x4...
L’ « auberge » du soir ne présente pas plus de confort que la précédente, mais elle est plus grande et on y croise d’autres groupes qui font le même tour. On s’était plus ou moins suivi toute la journée et c’est l’occasion de faire connaissance avec Yvonne, Eric, Loïc, Yan Kim et bien d’autres. On finit la soirée à jouer aux cartes à la lumière de nos lampes frontales, jusqu’à ce que les rares combustibles qui brulaient dans le petit poêle au milieu de la pièce s’éteignent. Une nuit glaciale!

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