Bus pour la Quiqa, 3h. Taxi pour la frontière. Un seul guichet ouvert côté argentin. Longue queue. Formalités. Entrée à Vilazone, Bolivie. Change des pesos en bolivianos. Taxi. Passable déjeuner bolivien. Gare de train. Plus de place en classe intermédiaire. 3ème classe déconseillée. Trajet en 1ère: 4€. Arrivée à Tupiza de nuit. 1er hotel complet. 2ème hotel OK. Décoration kitschissime. Pas faim. Dodo. Il y a des jours comme ça.
L’intérêt de Tupiza, pour les quatre touristes que nous sommes, est d’une part qu’elle constitue le point de départ de l’incontournable tour de quatre jours en 4x4 à travers le Sud-Lipez et le Salar d’Uyuni, et d’autre part que ses environs offrent d’intéressants paysages qui rappellent un peu ce que l’on a vus précédemment en Argentine. On est amusés par les tenues des femmes. La grande majorité porte un costume traditionnel: chapeau melon ou à bords larges, deux tresses qui se terminent par de petites décorations de perles, un jupe plissée et tellement bouffante qu’on les croirait toutes obèses, un châle sur les épaules… Par contre elles n’apprécient pas du tout qu’on les prenne en photo!
Les filles veulent faire du cheval. Même si je ne suis pas enthousiaste à cette solution couteuse et contraignante, il est difficile de s’opposer à trois jolies filles qui se sont mises d’accord…On nous donne des chapeaux de gauchos qui, outre l’intérêt folklorique, ont l’avantage d’être de précieux alliés contre le soleil. On attribue à chacun un cheval, plus ou moins dégourdi, avant de quitter le village vers les canyons. Les chevaux sont bien sages, habitués à suivre leur prédécesseur qui eux même suivent le chemin qu’ils prennent tous les jours. Il faut un peu d’expérience, que Claire et Stéph ont, contrairement à nous, pour sortir du rang et faire partir sa monture au galop. Malgré ma réticence initiale, on s’amuse bien. Il faut dire que notre dernière expérience cavalière s’était soldée par une tempête de neige. C’est pas difficile de faire mieux.

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