30.1.11

BAN KHOUM KAM


Autour de Ban Khoum Kam

On devait arriver vers 16h. En tout cas c’est ce que nous avions compris de la réponse à la question que nous avions cru faire comprendre à la vendeuse de ticket, à la gare de bus locaux.
« Ban khoum kam »nous répète-elle en nous montrant la destination qu’elle a écrit en lao sur notre ticket. Etrangement, le lendemain lors du départ à 7h, le gars du bus y lit plutôt « Tat lo »… c’est pas grave, c’est la ville juste à coté. 
A 16h, on s’arrête pour la énième fois dans une gare routière pour une longue pose -pipi-restauration-chargement de bagages et de motos sur le toit… On repère le nom de la station et après consultation de la carte, on se rend compte que l’on vient à peine de dépasser la moitié du chemin. Courage!
A 20h, il fait nuit depuis un petit moment. Le bus s’arrête dans le petit bourg qui se situe à l’intersection de la route principale qui mêne à la capitale avec celle sur laquelle se trouve notre destination, en direction du Vietnam. Les gars nous font descendre. « C ‘est par là »nous font-ils signe. On leur demande s’il y a un bus.
« Yes, bus, bus! ».
Le bus repart et nous laisse au bord de la route, au milieu de nulle part. On cherche vainement un arrêt de bus, ou un quelconque signe de son passage. On demande aux rares gens que l’on croise qui, soit ne nous comprennent pas, soit nous donnent un horaire approximatif entre 22h et 23h, soit nous dise qu’il n’y en a pas. On essaie l’autostop une heure… sans succès. Lassés, on décide de s’arrêter manger une soupe de nouille dans un resto local. A peine est-on assis qu’un groupe de lao arrête leur mini van devant le resto pour y diner. "Où allez vous?" nous demande l’un d’eux lorsqu’il voie nos gros sacs. Par chance ils vont dans la même direction et acceptent de nous prendre pour les dernier 40km. Le mec se révèle être un apprentis Schummarer, qui teste ses notions sommaires de freinage ou de trajectoire dans les nombreuses courbes de la route. Elo promet tout haut d'aller allumer un cierge à la Cathédrale de Strasbourg si on survit. On survit. Finalement, on arrive vers 22h à Ban Khoum Kan, petit village sur la route. Shumi nous lâche à la première guesthouse. Il faut réveiller le gérant qui sort de sa bicoque en slibard et nous fournit enfin une chambre.
Non Pierre, ce n’est pas tous les jours facile!


On ne croise pas que des voyageurs le matin à la gare routière







1 commentaire:

  1. Arfff, Elo je veux être là quand tu allumeras ton cierge à la Cathédrale de Strasbourg !!!! :D

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