Paradoxalement, le dernier tronçon n’est pas le plus difficile. Entre Ghorepani et Deurali, trois jours plus tard mais pas beaucoup plus haut, le sentier ne fait que monter pour redescendre, vingt marches vers le bas, trente vers le haut, ça grimpe puis ça dévale, puis ça regrimpe… Il traverse plusieurs rivières aux fond de vallées encaissées, mais évidement les villages ne sont pas situées si bas où ils manqueraient de soleil, mais sur les hauteur des versants. A peine franchi le pont de câbles suspendus, atteint au bout d’interminables lacets, qu’il faut relever la tête pour découvrir le même sentier serpentant vers le haut cette fois… Presque décourageant. La beauté des villages et des habitants compense heureusement la sueur que nous coûte ces efforts.
Une fois dans la vallée supérieure, ça se calme et la progression sur deux jours se fait de façon plus régulière. Les paysages changent. Au dessus de 3000m, le climat n’est plus propice aux cultures et l’on traverse d’épaisses forêts et d’impressionnant bosquets de bambous. A mesure que l‘on s‘enfonce dans la vallée et que l‘on s‘élève, la végétation se fait plus humble jusqu’à se réduire à un tapis d’herbe. Les nuits se fond également plus froides et l’on est heureux de pouvoir compter sur quelques couvertures supplémentaires dans les GH. Le soir, les repas se prennent autour d’une grande table commune qui favorise les rencontres. Parfois, lorsqu’il fait trop froid et que le nombre de convives le justifie, un bruleur à gaz est installé sous la table, sa chaleur réconfortante retenue par une couverture périphérique que l’on peut monter sur les genoux. Du bonheur!
Le menu, mis au point par un organisme, est toujours le même dans chaque GH: des nouilles, du dahl bat (plat national à base de lentilles et de riz), des pommes de terres sous toutes les formes… Seul change le où la cuisinie(ère), critère essentiel mais non maitrisable, et les prix, qui grimpent à mesure que s’allonge le temps d’approvisionnement à dos d’homme. Même l’eau chaude devient chère lorsqu’elle est produite grâce à une bouteille de gaz qui a mis quatre jours à parvenir de cette manière.
Le Machapuchare Base Camp (alt.3700) sera la limite attente par Elodie. Au-delà, on craint que les symptômes, déjà présents, ne deviennent dangereux. A mi-journée ,elle redescend vers la GH précédente tandis que j’entame l’aller-retour vers l’ABC, facilité par le fait que nous ayons pu laisser nos sacs plus bas.
Entre le MBC et l’ABC (alt 4200), un sentier fantastique longe une vallée glacière, entourée de toutes parts par des sommet enneigés parmi les plus hauts du monde. Arrivé en haut, au pied des neiges, on ne peut s’empêcher de se sentir tout petit face aux montagnes devant nous qui sont encore deux fois plus hautes que le point que nous avons atteint, non sans mal. Au-delà et jusqu’au sommet, dans des escarpements de roches et de glace, on change complètement de catégorie.

il parait que le nirvana se cache quelque part la en haut...vous avez peut être des nouvelles? Poon Hill, héhé, que de souvenirs: bam! que la lumière soit! Et qu'elle continue de vous accompagner sur votre chemin.ohhhh que j'aimerais être là avec vous, un peu pour gâcher votre quiétude certes, mais surtout pour laver mes yeux du béton et du macadam,sans parler de Ben Ali, de notre ami président ivoirien et de sa foule d'admirateurs du CAC 40 qui enregistrent encore -quelle surprise!!- des bénéfices records cette année, de nos amis et bouffons socialistes qui n'ont de cesse de saper notre peu d'espoir d'échapper à notre sordide président, aux idées lumineuses- tiens , quand vous rentrerez, tous les impôts auront augmenté-,de la météo qui n'a de cesse de nous glacer le sang et l'âme..
RépondreSupprimerBref, vous devez être bien là où vous êtes, alors continuez à profiter!!!!
georges niclooney vous salue!!
4200 mètres...A pied pendant 4jours... chapeau...
RépondreSupprimerMais moi, Val tho 3800 mètres... 20minutes...telepherique...et nucléaire le telepherique mec...
ben quoi pourquoi que ça compterait pas d'abord!!!