Imaginez une rivière qui rencontre une falaise de calcaire… et y disparait!
Kong Lo est une grotte de plus de 7km de long traversé par une rivière souterraine. Il est difficile de décrire l’expérience que représente la traversée de cet immense gouffre sur de petites pirogues à moteur. Pourtant il faut bien tenter de le faire car très peu de photos témoignent de la chose, d’une part à cause de la très faible luminosité, d’autre part parce que l’appareil photo est tombé dans l’eau alors que l’on débarquait de la pirogue au milieu de la grotte (heureusement que 1- le court circuit provoque l’allumage de l’écran qui le rends alors repérable dans l’obscurité et au fond de l’eau, 2-c’est du bon matos, il fonctionne à nouveau après avoir séché…)
L’entrée de la grotte elle-même est impressionnante: on y pénètre à pied en longeant la rivière sur une large plage de sable à partir de laquelle on embarque sur la pirogue. Deux guides nous accompagnent, l’un à l’avant pour diriger, l’autre à l’arrière pour manier le moteur. Devant nous, c’est une large et inquiétante bouche qui s’apprête à nous happer vers les ténèbres. Il faut un certain temps pour s’habituer à l’obscurité. L’espace est si vaste que la lumière de nos lampes frontales effleure à peine les parois autour et au dessus de nous. On distingue surtout leurs faisceaux qui ballaient en tous sens ce grand vide noir et épais, à la recherche d’un signe, d’un bout de rocher suffisamment proche pour que se révèle l’espace et nous prouver que nous somme bien dans une grotte. Etant en saison sèche, le niveau de l’eau n’est pas très haut et il faut parfois mettre pied à terre pour franchir certain passages trop peu profonds. Il est facile de perdre ses repère dans une grotte si vaste. C’est un peu effrayant. Sans nos guides nous serions complètement perdus. Ils connaissent parfaitement chaque virages, chaque rocher à éviter, chaque passage délicat. Et il y a plutôt intérêt vu la vitesse du la pirogue.
Au milieu du parcours, une vaste salle comporte toutes sortes de formations calcaires, stalagmites/tites et autres figures minérales. Miracle: elles sont mises en valeur par des éclairages. Simon, qui a un long passé de spéléologue, nous explique les mécanismes des plus énigmatiques d’entre elles. Au bout de 20min. La rivière débouche d’une falaise pour se retrouver dans la jungle. Eblouis, on reprend nos esprits, on se réchauffe et on bois un coup avant d’entamer le chemin inverse.

ouf, ça y est, vous en êtes ressortis!
RépondreSupprimerUne petite info:
les puzzles ont repris forme!