A Yangoon, il est possible d’emprunter un train qui effectue une boucle de trois heures dans les abords de la ville. Le train n’a pas changé depuis sa mise en circulation par les anglais au siècle dernier… Pas de porte ni de vitres, les banquettes et les sol sont en bois, la caisse en tôle rouillée. Tout le long du parcours, des hommes et des femmes montent et descendent, chargées de marchandises destinées aux marché. Ils sont aussi curieux de nous que nous le somme d’eux. Si l’un connait quelques mots d’anglais, il n’hésite pas à engager une petite conversation.
Des marchands passent sans cesse proposer cacahuètes vapeur, épis de maïs, eau fraiche aux voyageurs. Alors que le wagon est plein à craquer de femmes et leurs sacs de légumes, l’un d’eux se pose au milieu et fait ses affaire en distribuant à tout va ses épis de maïs chaudsà 100K l‘épi. On hésite un peu pendant que s’échangent les billets et on décide finalement d’en prendre un. On se brule les doigts en attrapant l’épis brulant. Tout le wagon se marre. Lorsque l’on sort notre billet de 1000K , le marchant est embarrassé. Il semble qu’il n’ait pas la monnaie. A peine l’a-t-on compris qu’une jeune femme au bout du wagon brandit un petit billet et le lui tend. Ma voisine me fait comprendre que cette femme a payé pour nous. Nous la remercions chaleureusement, ne sachant pas comment lui rendre sa gentillesse.
Imagine-t-on un français, dans le tram, payer un billet pour un étranger visiblement dix fois plus riche que lui?

mais dit moi, je comprend mieux que l'on s'attarde sur les visages...
RépondreSupprimerJe veux te voir en jupe longue aussi dans les rues de Stras...hein parce que pour faire le beau au bout du monde la y a du monde!!!