1.3.11

BIRMANIE - YANGOON

La Paya Shwegadon, principal site bouddhiste du pays 
Changement de décor radical, à seulement 60 min d’avion de Bangkok. En sortant de l’aéroport, on est accueillis par des hommes en chemises blanches et jupes longues à carreaux. On embarque dans un bus qui semble dater d’avant la guerre (laquelle?) pour traverser une capitale à la fois décrépite et colorée. Les nombreux bâtiments beiges et blancs, construits à l’époque coloniale, se sont patinés d’un gris moucheté. On croirait la végétation sur le point d’en avaler l’un où l’autre. Une chose nous interpèle: il n’y a pas de deux roues… on apprendra plus tard que selon l’un des délires paranoïaques des généraux au pouvoir, ils sont interdits à la circulation à Yangoon. Une aberration si l’on considère l’utilité de ces petit véhicules pour les habitants aux revenus modestes.  
Arrivés à notre Guest House, un chaleureux accueil par un personnel aussi nombreux qu’attentionné est suivi par un copieux petit déjeuner. On en avait bien besoin, après une mauvaise nuit dans l’aéroport ultramoderne de Bangkok.

La beauté de Yangoon tient plus encore à ses habitants qu’à son patrimoine architectural. Les rues du centre ville, organisées selon une trame orthogonale rigoureuse, sont débordantes de vie. Les trottoirs défoncés sont investis par des marchands, des artisants…  L’isolement économique imposé au pays le préserve sans doute en partie des modes consommatrices occidentales. Tout les hommes étant habillés de la même façon, on s’attarde plus sur leur visages que sur leurs fringues. On lit beaucoup dans les regards de la curiosité et de la bienveillances. « Mingalabar! »

Les énormes marchés du centre-ville attirent des alentours un nombre impressionnant de marchands et d’acheteur.s Tout s’y échange, aussi bien produits de la vie quotidiennes que matériaux et produits spécialisés. On trouve aussi bien sûr un magnifique artisanat, bois sculpté, laques, textiles et beaucoup de pierres: rubis, émeraudes, jades… Ne sachant reconnaitre un vrai rubis d’un synthétique, on s’est abstenus.
On se rend dans ces vieux bâtiments de tôles aux innombrables allées pour échanger nos dollars flambants neufs contre des Kiats, la monnaie locale. (Il n’y a pas de distributeur de billet dans le pays). Le marché noir est pour cela beaucoup plus avantageux que ce que proposent les banques et les hôtels. Inconvénient: il faudra se trimbaler durant 18 jours notre budget total sont forme de billets de 1000K (=1€). A ce stade là, même du papier commence à peser.














1 commentaire:

  1. Les "temples" sont presque irréalistes, les couleurs sont incroyables, c'est à la fois magique et déroutant, on dirait qu'ils sont comme des jouets géants posés sur une table de jeu immense!

    Canon Elo avec ton ptit t-shirt bleu, avec la ptite queue de cheval, un coté guerriere quand meme, ptete plutot carnivore , ca doit du etre la pose...lol

    et vous avez raison, le fric c'est lourd! pas de chance pour moi : rendu de monnaie sur 20€ : pas de billet...meme pas eu la place de tout mettre dans mon porte-monnaie!!!
    Mais quand c'est du papier ca devient inquietant!!!

    BOUZOUILLOU

    TouF

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