25.11.10

HUANGSHAN 1

Coucher de soleil...


Que trouvent donc les chinois à cette montagne? C’est la question que l’on s’est posée le premier jour, à tel point son caractère sacré (l’une des cinq de Chine) nous échappait.  La journée avait pourtant bien commencé: arrivés à la gare de Tunxi vers 6h du matin, après une nuit relativement réparatrice, nous avons sauté dans un minibus qui (lorsqu’il fut plein, au bout d’une heure) nous emmena au pied de la montagne. Là nous avons déposé nos sac à la « consigne » de l’hôtel de Mr Wu , ne gardant que le nécessaire pour les deux jours de randonnées Un dernier trajet en bus et, après nous être acquittés d’un droit d’entrée faramineux (20€, sacrés chinois), nous avons débuté l’ascension  (800m de dénivelé) sous un beau ciel bleu, préférant les marches au téléphérique (pour les vieux, les fainéants et les femmes enceintes).  La vallée que nous arpentions s’appelait la vallée nuageuse. Nuages qui n’ont pas tardé à faire leur apparition et, alors que arrivions aux altitudes où apparaissaient les premiers pics,  la brume menaçait déjà de les faire disparaitre. A la station d’arrivée du téléphérique, il faisait froid, humide, et la visibilité ne dépassait plus la cinquantaine de mètre. Heureusement que nous avions rencontré des compatriotes: Julien, Julien et Adeline.
Nous comptions initialement planter la tente quelque part, mais la glace accumulée sur les arbres par le brouillard nous en a vite dissuadé. Sur les hauteurs, on trouve plusieurs hôtels 4étoiles. Nous avons dormis à l’un d’entre eux: l’hotel Berhai, mais pas dans les conditions supposées. Ayant certainement compris que le créneaux haut de gamme n’était pas particulièrement prisé des nombreux touristes chinois, l’hotel à transformé sa salle de bal à la décoration kitch et  gros dortoir, façon Sangate. 92 couchages, des lit superposés collé les uns aux autres, à la tente quechua planté à même la moquette… 
Arrivé assez tôt, nous avions pus choisir nos lits avant que ne débarquent nos 80 voisins de chambrée. Evidement, le soir, après le tant espéré mais complètement raté couché de soleil , tout ce petit monde a boudé le restaurant du 4étoiles pour pique niquer dans le dortoir. Ambiance inoubliable. C’était très brouillant et ça l’est resté un bon moment après que les lumières se soient éteinte et que nous nous soyons couchés. Il faut dire que les chinois ont une tolérance bien plus importante que nous aux bruits et vacarmes de leur quotidiens: klaxons, hurlements, haut parleurs grésillant, et en même temps, ne semblent  pas beaucoup se préoccuper des nuisance qu’il occasionnent eux même: raclement de gorges, rires, disputes, cris diverses… Pas de chance, nous avions laissé les boulles quies à la consigne.
Les matin, ça recommence à 4h! Pourquoi se lèvent ils si tôt demande-t-on à l’un d’eux, le soleil ne se lève qu’à 6h 30? Il ne sait pas!...
On l’a compris plus tard: Chacun espère avoir la meilleure place, tout devant, contre les barrières de chaque petit belvédère, pour avoir la plus belle photo du levé de soleil. Bof, s’est on dit, ce sera comme hier, vue sur le brouillard. A tout hasard on est quand même sortis de nos lit pour mettre le nez dehors… et heureusement!
Les uns descendent
Les autres montent














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