25.11.10

EXPO 2

Le site de l'Expo est coupé par le fleuve, on traverse en ferry

Nous avons vite abandonné l’idée de visiter les pavillons qui nous intéressaient: Grande Bretagne, Allemagne… 5 à 6h de queue à chaque fois. Heureusement qu’en montrant notre passeport, nous avons pu entrer sans faire la queue au pavillon Français. Loin d’être le plus beau de l’extérieur, l’intérieur fut également un peu décevant. La France y était présentée sous l’angle des Cinq sens, de la « Ville sensuelle ». Bref, une suite de clichés: Tour Eiffel, Cafés Parisiens, Côte d’Azur, bonne bouffe, Bling Bling ... Louis Vuitton, Michelin et Lafarge on visiblement participé au financement du Pavillon.
Coté Architecture également, je ne crois pas que l’on puisse dire que notre Pays ai beaucoup brillé: la cour barrée, n’est accessible que pour ceux qui on fait la queue, contrairement à d’autres pavillons plus perméables qui ménagent des sortes d’intériorités ouvertes à tous. C’est le cas par exemple pour les pavillons Allemand et Canadiens (et sans doute Corée au départ) que l’on peut traverser pour accéder au restaurant ou au shop. En France donc, on ne fait que traverser la cour, sur un chemin balisé qui vous empêche de vous rapprocher des jeux d’eau qui jaillissent des pavés.  Le restaurant Français est sur le toit :jolie vue sans doute, mais moins en rapport au public. Point positif, on en aperçois les cuisine durant le parcours à travers de petites ouvertures qui cadrent à hauteur des plans de travail. L’espace scénographique: une rampe qui descend en pente douce, est plongée dans une relative obscurité. La lumière qui parviens de la cour est filtrée par les éléments de jardins suspendus et par des tôles percées. Cela rappel un peu le Musée des Art Premier de Jean. En face, le mur sert d’écran de projection. C’est assez efficace mais en même temps monotone,  sans surprise.

Une dernière critique: la maille périphérique ne sert à rien d‘autre qu‘à habiller la caisse, elle n’est ni structurelle, ni gracieuse, et donne une image d’uniformité pataude.

Nos pavillons préférés : 
Allemagne: énorme sculpture d’acier, belle sous tous les angles, offrant une terrasse couverte sous un large passage au travers du pavillon. On devine le parcours  fait d’espace qui se ressèrent et se dilattent.
Angleterre: un petit bijou dans son écrin. L’oursin  n’est pas très grand, la majorité du parcours se passe en périphérie du site, sous une espèce de mouvement de terrain qui se soulève autours de l’objet central.  
Corée: ovni cubi-coloré, grande masse rectangulaire enveloppée d’une drôle de peau blanche aux étonnant percement, creusée de grands vides colorée
Canada: une grande forme de C. Extérieur en facettes de bois, intérieur en mur végétal et toiles métallisées brillantes. On peut traverser librement la cour.
Danemark: forme très pure, belle expression d’un parcour.
Les chinois ont bien sûr fait leur chinois: leur pavillons est trois fois plus haut que tous les autres, trois fois plus gros, plus rouge, et plus voyant, plus inaccessible…
Mis a part la succession de belles pièces d’architecture, l’intérêt de l’expo porte sur la transformation du site lui-même ( immense 1x5km), sur les infrastructures mises en place, les tracés, routes, les grandes passerelles…
On peut se demander à quoi ressemblera le site dans un an. De nombreux bâtiments vont certainement être conservés, notamment l’énorme soucoupe volante posée aux bord de la rivière, ou d’autres mastodontes qui  jalonnent l’axe central du site.



Pavillon de Hambourg

A nous les tartes flambées


Corée du Sud






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