Nous voilà enfin au départ du fameux « crossing ». Il a fallu se lever tôt, aller jusqu’au point de départ pour déposer Elodie, filer jusqu’au point d’arrivée à 40km de là pour y laisser le van afin de le récupérer ce soir, sauter dans une navette qui me ramène au point de départ. Ouf, on peut commencer.
Le sentier monte raide dans un paysage désolé de roches volcaniques noires. Plus on monte, plus il y a de vent et de neige. Enfin, on arrive sur un premier plateau, au pied du fameux volcan Ngaunu. L’ascension est possible, mais comme on n’a pas d’objet magique particulier à détruire, on conserve nos forces pour grimper le Tongariro, juste à coté. Arrivés au bord du cratère supérieur, un embranchement laisse le choix entre redescendre vers les lacs d’émeraude et faire un aller retour jusqu’au sommet, à 1h de là. Ce dernier choix se révèle être le mauvais: purée de pois à se perdre: on fait demi-tour après une demi-heure de progression hasardeuse .
Les lacs en revanche ne se cachent pas derrière de stupides nuages: nous sommes du côté dégagé de la montagne. La descente qui surplombe les lacs est vraiment impressionnante. On se pose au bord pour casser la croute avec nos compagnons de route, Hélène et Sylvain. Autour de nous, quelques fumées à l’odeur d’œuf pourrie dues aux gisements de souffre ne parviennent pas à contrarier notre repas. La beauté du paysage nous récompense amplement de la longue attente de ces trois derniers jours.

De l'herbe, de la neige, prairie et montagnes, tout se côtoient...
RépondreSupprimerles lacs sont époustouflants , c'est pas mon vert préféré mais leur dégradé unique à chacun , tirant un coup sur le bleu un coup sur le jaune, waouh , et ils sont à combien de température? l'eau est saturée de quoi pour avoir cette couleur?