En fin d’après midi, on arrive dans un village où nous attend une belle surprise.
Le village n’est pas desservi par une voie carrossable et l’électricité provient de groupes électrogènes qui ne sont allumés que le soir. Nous logeons dans une maison de bois et bambou relativement grande en comparaison de la moyenne du village. Le sol est en terre battue. Les propriétaires possèdent la seule petite « épicerie » du village où l’on trouve le nécessaire: de quoi faire un bon apéro. On entend de la musique qui semble provenir d’une sono poussée au maximum, plus loin dans le village. Les Laos en général semblent adorer faire saturer leurs grosses enceintes et il n’est pas rare dans les villes que de la musique, très forte sans raison apparente, profite à tout un voisinage.
On apprend que c’est le deuxième jour d’un mariage. A peine approche-t-on que l’on est invités à danser par quelques personnes sur la piste , en réalité une bâche tendue au dessus d’une petite place poussiéreuse. Difficile de refuser. On se dandine comme on peut sur une musique abominable. Tout les danseurs effectuent un lent mouvement de rotation autour du centre de la piste qu’il faut suivre.
On partage ensuite une BeerLao et quelques cigarettes avec des jeunes déjà un peu éméchés. Nous sommes interrompus par nos hôtes qui viennent nous chercher car le repas est prêt.
La nuit tombe tandis que nous avalons notre riz et l’on ne tarde pas à retourner au mariage. Le nombre de participants a bien augmenté et des dizaines d’enfants de tous âges participent maintenant à la grande ronde.
Losqu'on demande où sont les mariés, on nous répond qu'ils ont déjà trop bu de Laolao et sont allés se coucher.
L’ambiance est incroyable: nous sommes dans un petit village perdu dans la jungle et la lumière d’une seule ampoule confère à la scène une intimité déroutante. Nous sommes happés dans la danse par les enfants qui se bousculent presque pour danser en face de nous, sous le regard bienveillant de leurs mères. Personne ne retient ses sourires. Un pur moment de bonheur.
Le lendemain, on entame la descente qui doit nous ramener à la rivière où nous attend une nouvelle pirogue. On passe par un dernier village où nous avons l’occasion de visiter l’école, pendant l’heure de la pause. Les enfant sont ravis de voir des « falang », ce qui signifie « long nez ». C’est leur nom pour les occidentaux. On joue avec eux en faisant mine de leur courir après pour les chatouiller. Ils nous suivent ainsi tout le long du village, entre deux courses poursuite. A la fin, alors que nous embarquons dans la pirogue, ils se jettent à l’eau après s’être débarrassés de leurs vêtements pour nous accompagner aussi loin qu’ils le peuvent. Nous nous éloignons de la plage en répondant à leurs cris et à leurs grands signes d’adieux.

toujours très agréable les photos et commentaire
RépondreSupprimerje suis le gand-père de Pierre qui suit votre tour du monde.amitiés
Oui vraiment...on en devient presque jaloux, finalement ces pays sont magnifiques, les gens ont des visages qui respirent la joie de vivre bien que vivant dans une certaine pauvreté... et Elodie tu ressembles de plus en plus à ta maman, c'est impressionnant, merci de nus faire partager ce voyage extraordinnaire !!!
RépondreSupprimerFrédéric PRIMAULT